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Cédric Klapisch

Fils d’un physicien et d’une psychanalyste, Cédric Klapisch, titulaire d’une maîtrise de cinéma à Paris et d’un Master of fine arts à l’Université de New York, commence par réaliser des courts métrages (Glamour toujours, Jack le menteur, Ce qui me meut). Il s’attaque en 1991 à Riens du tout, qui tourne en dérision la communication d’entreprise. Adepte des comédies sociales, il réalise ensuite Le Péril jeune (1995), sur le milieu étudiant dans les années 70, où apparaît Romain Duris, qui deviendra son acteur fétiche.

EN 1996, Cédric Klapisch accepte d’adapter à la demande de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri leur pièce de théâtre, la comédie grinçante Un air de famille, qui remporte le César du Meilleur scénario.

En 2002, il renoue avec la comédie sociale avec L’Auberge espagnole, en racontant les péripéties d’une sympathique brochette de jeunes étudiants inscrits au programme Erasmus.

En 2005, le réalisateur donne une suite à L’Auberge Espagnole, intitulée Les Poupées russes, dans laquelle les protagonistes du précédent opus, et plus particulièrement Xavier, sont confrontés à la crise de la trentaine. Trois ans plus tard, Cédric Klapisch s’illustre dans un registre plus dramatique, avec Paris, qui suit les destins croisés de plusieurs personnages au coeur de la ville lumière.

Deux ans après avoir consacré un court documentaire à la danseuse étoile Aurélie Dupont en 2009, le cinéaste réunit une nouvelle fois Karin Viard et Gilles Lellouche le temps d’une nouvelle comédie dramatique, Ma part du gâteau.

En 2013, il retrouve son acteur fétiche ainsi que Cécile de France, Audrey Tautou et Kelly Reilly dans Casse-tête chinois, la suite des « Poupées Russes », formant ainsi une trilogie avec « L’Auberge Espagnole ».

En 2018, il réalise « Deux Moi » dans laquelle Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu’il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, et grâce à leur épicier de quartier qui adore le Konpa, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Séduit par la musique et la danse Konpa qu’il découvrit grâce à Miguel Octave (réalisateur martiniquais), Cédric Klapisch décida de faire appel à Dady et Manuela, tous deux professeurs de Konpa, pour apprendre le Konpa à Ana Girardeau et François Civil, les personnages principaux du film. Très satisfait par cette rencontre il décida d’intégrer Dady et Manuela dans le scénario du film.

Cédric Klapish sera un des parrains du Festival Konpa&Co qui se déroulera du 22 au 24 mai 2020 au Pavillon Baltard.

Fred Paul

Rien ne destinait Fred Paul à cette longue et fructueuse carrière de producteur de Konpa. Fred n’est pas seulement un grand producteur de disques, ni uniquement le plus prestigieux catalogue de la musique haïtienne, il personnifie la quintessence du Konpa.

Le jeune Fred avait 2 passions, le football qu’il aimait jouer et la musique qu’il aimait écouter. Fan de Nemours Jean-Baptiste, il part aux USA à 19 ans pour ses études. Au début des années 70, la diaspora haïtienne se compte par centaines de milliers en Amérique du Nord. Les mini-jazz ont détrôné les grandes formations du Compas Direct. Fred se sent le besoin de partager sa passion pour cette musique : A Boston, il s’intéresse déjà à la production en s’achetant du matériel.

Avec son ami et partenaire Perald Prosper, qui souffla le nom Mini Records, il crée en 1971, son label à Boston. Mais la tentation New-yorkaise sera irrésistible. C’est au 745, Franklyn Ave., Brooklyn, que cette longue et magnifique épopée va s’écrire, avant de déménager à Queens et beaucoup plus tard, à Miami.

Dès 1974, il frappe la longue balle, avec Tabou Combo et un certain New York City, la chanson la plus emblématique de l’histoire du Konpa. Numéro un au hit-parade en France, ce succès inattendu fut mal compris. La jeunesse et l’inexpérience des différents protagonistes ne leur permettront pas de capitaliser cette performance et de renouveler l’exploit.

Il n’empêche que « New York City » aura permis de mettre en lumière et au premier plan, la musique et la culture haïtiennes dans les 70’s : Une prouesse que nul ne peut leur enlever, encore aujourd’hui.

Mini Records se distance très vite des autres labels. En plus d’être un producteur, Fred Paul est un véritable collectionneur : il accorde une minutieuse importance à la direction artistique des albums qu’il présente, ainsi qu’un soin attentif à la conception des pochettes.

Même s’il n’est pas lui-même musicien, il vit la musique comme si elle était sienne car il a un flair, un talent unique de mélomane qui sait ce qui pourrait plaire au public.

Fidèle à Bobby Denis et Audiotek, à Manhattan, il flirte avec le Power Station Studio, de renommée mondiale où il utilise souvent ses propres instruments afin de créer un style et une qualité sonore digne des meilleurs.

Il s’entoure aussi d’ingénieurs mondialement réputés comme James Farber et Greg Calbi de Power Station et Sterling Sound.

Dans les années prolifiques du Konpa, le label sort 25 albums par an. Tout ce qu’il touche se transforme en or : Magnum Band, Coupé Cloué, Skah Shah, Djet-X, Bossa Combo, Frères Déjean, Tabou Combo, Colé Colé Band, GM Connexion…. et bien sur Mini All Stars.

Ce qui fait la force de Mini All Stars, c’est non seulement la qualité des musiciens que Fred Paul sélectionne mais les arrangements modernes que chaque album apporte. Il a su sortir le Konpa d’une musique de niche, au risque même de mettre cette formation, en compétition avec les autres orchestres de son label.

Voilà quelques pépites de Fred Paul et son Mini Records : «L’Evangile» des Shleu Shleu, «8th Sacrement de Tabou Combo», «Accolade» de Bossa Combo, «Les quinze titres d’or de Nemours Jean-Baptiste», « L’essentiel de Coupe Cloue » dont le titre « Mon Compè » a inspiré le film de Cédric Klapisch « Deux Moi ».

Il y a eu aussi des expériences inédites avec le violon dans le Konpa avec «GM Connection» et «Cole Cole Band», les romantiques découvriront les Sérénades de Daniel Larivière, le konpa jazzy de «Caribbean Sextet», des albums cultes de « Magnum Band » : «Pike Devan» et «Adoration», etc…

Les années 1990-2000, il se trouvera au cœur de l’effervescence de l’univers cubain de Miami. Il entame la série Cubayiti : HAITIANDO. Un délicieux et brillant mélange du «son cubano» et de «danzon» avec les chansons traditionnelles haïtiennes, le métissage dans toute sa splendeur.

Fred Paul est un globe-trotter ayant traversé les Amériques, les Antilles-Guyane, l’Afrique, l’Europe… et surtout pas moins de 13 villes du Japon, lors d’une tournée avec Mini All Stars en 2009.

Rendons hommage à un homme qui a fait de ce rythme plus qu’une musique, une passion, une mission !

II n’y aura qu’un Fred Paul dans l’histoire de la musique Konpa et il sera présent avec les meilleurs musiciens du Mini All Stars au KonpaandCo Festival, au Pavillon Baltard le 23 mai prochain.

Un rendez-vous exceptionnel à ne pas rater !

Par Aly Acacia & Miguel Octave